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>>Retour à la liste des conférenciers Dr Adel El TITI du Centre de techniques agricoles d’Augustenberg à Stuttgart FAUNE DU SOL ET AGRICULTURE DURABLE
Le Docteur El Titi travaille en particulier sur la faune du sol, mais d’une façon générale, la question de fonds est pour lui : « Quelle agriculture pour l’avenir ? »
La connaissance des sols
La société attribue au sol un grand nombre de fonctions ; que ce soient des productions agricoles, forestières ou de ressources naturelles (eau, gaz, ou séquestration du carbone). Il est donc important d’y prendre le plus grand soin et d’en améliorer sa connaissance. La production intégrée correspond à la gestion naturelle de l’agriculture dans les fonctions au sein de l’écosystème. Il s’agit de remplacer les intrants extérieurs par des intrants naturels (intérieurs) pour une régulation naturelle.
Le rôle des acariens
L’exemple de la betterave à sucre dont les plantules n’arrivaient pas à pousser est à ce sujet symptomatique : Un traitement à l’aldicarbe est en principe recommandé. En fait, ces plantules sont consommées par des collemboles qui n’ont rien d’autre pour assurer leur nourriture. La recherche a mis en évidence la présence d’acariens à proximité des collemboles.
Ces acariens sont eux-mêmes des prédateurs des collemboles. Une analyse de ces acariens indique qu’un grand nombre d’espèces existent dans le sol. Chaque espèce vit à une hauteur de sol particulière. Des travaux conduits en dans les années 70 ont montré que la profondeur du travail du sol avait ainsi un effet sur les acariens prédateurs. D’autres observations ont permis de mettre en évidence que ces acariens étaient aussi prédateurs des nématodes. Ces microorganismes étant responsables de dégâts sur maïs, avoine et 123 autres espèces. Les collemboles consomment aussi des champignons du sol responsables de dégâts sur les betteraves.
L’importance des vers de terre
Les vers de terre sont aussi bien connus pour leurs effets bénéfiques sur le sol. Ils travaillent le sol jusqu’à 2 mètres de profondeur, alors que les outils ne permettent travailler que sur 30 ou 40 cm. Les fissurations qu’ils provoquent favorisent l’habitat pour d’autres insectes. Cela permet aussi un meilleur drainage et évite l’érosion. Les vers de terre sont indéniablement plus nombreux en techniques culturales simplifiées. De même les bactéries et actinomycètes régulent efficacement les pathogènes du sol. Or la reproduction de ces microorganismes est considérablement plus rapide au passage dans le tube digestif des vers de terre. Les enchitréides, ou vers blancs, également favorisés par les TCS ont un effet important sur le développement racinaire.
Limaces et carabes
Plusieurs espèces de carabes, eux même de la famille des coléoptères sont présents dans le sol. Les plus volumineux sont en surface, les plus petits en profondeur. Ils contrôlent les vecteurs des pucerons responsables de la jaunisse nanisante de l’orge. Ceux-ci sont surtout efficaces contre les limaces, souvent très présentes en TCS. Des observations sur le cycle des limaces permettent d’en avoir un meilleur contrôle. En Allemagne, il y a 2 générations par an de limaces. Les carabes noirs sont efficaces entre juin et septembre sur les limaces grises. Les diplopodes ont une fonction comparable aux vers de terre. Ils consomment beaucoup d calcium.
Parmi les autres micro-organismes, les protozoaires ont un effet sur les champignons pathogènes du sol comme la pourriture noire des racines ou le piétin échaudage. Les rhizobiums fixateurs d’azote et les mycorhizes qui favorisent la fertilisation phosphatée du maïs rentrent aussi dans le cadre des insectes intéressant dans ce domaine.
En conclusion, Dr El Titi estime que les TCS, en favorisant cette faune du sol, tracent la voie de l’agriculture durable.
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